Sécurité : adoptons les bon gestes !

Le bus au quotidien, entre habitude et vigilance

On monte dans un bus presque machinalement : un pas sur le trottoir, une validation, un siège trouvé à la volée… et la routine reprend. Pourtant, autour d’un bus comme à l’intérieur, quelques secondes d’inattention peuvent suffire à provoquer un accident.

Autour d’un bus, le danger vient souvent de ce qu’on ne voit pas. À cause de sa taille, un bus possède des angles morts importants, et un piéton placé trop près peut échapper à la vue du conducteur. Cette vigilance est loin d’être inutile : en 2024, 451 piétons ont été tués en France métropolitaine et 2 000 ont été blessés gravement. L’ONISR précise aussi que 69 % des piétons tués l’ont été en agglomération, c’est-à-dire là où l’on prend justement le bus au quotidien.

À l’intérieur du véhicule, le risque paraît moins impressionnant, mais il est bien réel. Un simple freinage brusque peut suffire à faire tomber un passager mal stabilisé. Se tenir aux barres ou aux poignées n’a donc rien d’un détail : c’est un réflexe de sécurité élémentaire, surtout quand le bus est bondé ou que l’on voyage debout.

Ne pas traverser juste devant le bus en descendant est un réflexe essentiel. Attendre quelques secondes que le véhicule soit parti permet de retrouver une bonne visibilité sur la route et, surtout, d’être mieux vu par les automobilistes. Ce conseil peut sembler évident, mais il répond à une réalité préoccupante : les usagers vulnérables, (piétons, cyclistes, utilisateurs d’EDPm et deux-roues motorisés) représentent 45 % des décès et 66 % des blessés graves sur les routes en 2024.

En matière de sécurité, les petits réflexes comptent énormément. Faire attention aux angles morts, se tenir correctement dans le bus, attendre avant de traverser… cela prend quelques secondes, mais peut éviter un accident.